Concerts : vus ou à voir

Smog, Palace et tous les autres....!!!!  (Concerts : vus ou à voir) posté le dimanche 06 novembre 2005 20:24

La passion de la musique - notamment rock / folk / pop / alternatif - m'a gagnée il y a plusieurs années déjà. En conséquense, j'ai eu l'occasion d'assister à quelques dizaines de concerts, plus ou moins mémorables, tantôt  véritables (re)découvertes, tantôt déceptions face à des groupes jusqu'alors adulés. La scène ne pardonne pas : point de production luxueuse ou de fioritures gratuites.

Voici donc quelques aperçus des concerts qui m'ont marquée.

Commençons par le commencement : Palace, que je ne présente plus...

J'ai eu l'occasion de voir Will Oldham sur scène au Poste à Galène - le rendez-vous des fans de musique à Marseille - en 2002. Petite salle, petit public conquis d'avance. Grande surprise de constater le son résolument plus rock adopté sur scène. D'où quelques versions surprenantes, où guitares saturées remplacent allègrement les arpèges minimalistes des versions studio. Une voix encore plus fantaisiste que d'habitude, toute en sursants et  en imperfections assumées. Mais on dira que cela est dû à l'énergie débordante qu'il s'applique à délivrer...

Bref un concert inattendu - où le Will Oldham intimiste qu'on a l'impression de si bien connaître apparaît comme véritable bête de scène. Dommage que la richesse des ambiances et des tonalités  n'ait pas été au rendez-vous...

 

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Smog en concert : à voir absolument!  (Concerts : vus ou à voir) posté le mercredi 09 novembre 2005 22:58

L'énergie de Will Oldham en concert a été évoquée plus haut. Venons-en désormais à Smog, autre représentant d'une mouvance folk rock, qui allie arpèges (souvent) mineurs et poésie.

J'ai fait le déplacement en 2000 pour assister au concert de Smog, dans la jolie salle du Café de la Danse à Paris. Bonne acoustique, chaleur de la pierre et des lumières diffuses, émerveillement. Bill Callahan débarque avec sa guitare suivi de ses acolytes - notamment un des guitaristes de Tortoise. Celui-ci produit les riffs précis, presque métaliques, de Strayed, chanson qui ouvre leur prestation. 2000 avait en effet vu la sortie de Dongs of Sevotion - notez la contrepèterie quasi dada, car dongs est un équivalent argotique de dick...

Fermons la parenthèse.

Les chansons s'enchaînent : précision et langueur des guitares frôlées, taquinées, chavirées, la voix grave de Bill Callahan en plus. Smog a su aussi dévoiler un côté plus rock, lorsque guitares et batterie s'emballent. Un son rond et puissant, garanti par l'acoustique particulière du Café de la Danse.

Je garde le souvenir  d'une atmosphère de ferveur et d'énergie contenue. Bill Callahan nous donne à lire les variations du sismographe de son coeur : de l'émotion en demi teinte jusqu'au débordement pathologique.

 

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Andrew Bird  (Concerts : vus ou à voir) posté le vendredi 11 novembre 2005 21:13

 

 

Il est des disques qui surgissent comme autant de bonnes surprises, petits plaisirs inattendus. L'album Andrew Bird and the mysterious production of eggs est un de ceux-là. Ce songwritter assez prolifique restait plutôt confidentiel en France jusqu'à présent. Cet album permet de se familiariser avec son univers à la fois fantaisiste et poétique. Andrew Bird a en effet un sens inné de la composition : mélodies originales et paroles intelligentes. De petites comptines douces-amères, qui savent tirer parti de la formation classique de ce violoniste hors pair.

Le concert du 12 octobre dernier au Poste à Galène a ravi un public venu applaudir cet artiste atypique. Seulement deux musiciens : un batteur inventif et l'inénarrable Andrew Bird, tantôt violoniste, tantôt guitariste, mais toujours chanteur et prenant, avec une facilité déconcertante, une certaine liberté par rapport aux versions studio. Un système de boucles enregistrées en direct (toutes les 4 mesures par exemple) permettait d'obtenir une véritable épaisseur, donnant l'impression d'un orchestre de cordes, là où il n'y avait qu'un seul violoniste. Les modulations de sa voix chaude complétaient la richesse de cet étonnant duo. Ajoutons à cela un sens réel de l'autodérision : sur A nervous tick motion of the head to the left, Andrew Bird jouait la surenchère, multipliant les tics de la tête : du mécanique plaqué sur du vivant. L'authentique simplicité et la  sympathie de ce chanteur a gagné la salle, qui en redemandait (3 rappels). Bref un très bon moment, qui alliait pop de qualité et bonne humeur.

 

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Les vieilles charrues 2005 : New Order  (Concerts : vus ou à voir) posté le mardi 15 novembre 2005 11:48

 

Les vieilles charrues : on ne présente plus ce festival mythique, qui sait allier l'hospitalité bretonne et la musique de qualité. Festival gigantesque - et ça ne va pas s'arranger avec la venue de Johnny en 2006 - où cohabitent trois scènes principales, et autres lieux plus modestes, réservés aux talents locaux.

L'édition de 2005, à défaut d'être particulièrement ensoleillée - ah, les joies de la boue retrouvée - était un assez bon cru. 3 jours de concerts, de 14h à 3h du matin, des choix s'imposaient donc.

Je garde un souvenir émerveillé de la prestation de New Order le premier soir - en même temps que Ghinzu : le choix s'était donc porté vers les "anciens" de Manchester. Un son rond et parfaitement maîtrisé, la basse de Peter Hook servant de fil d'Ariane. Le chanteur Bernard Summer fait preuve d'humilité, présentant ses dernières chansons comme l'aurait fait un groupe impressionné par la scène. Mais B. Summer, en vieux singe savant de l'électro-pop, sait y faire. Pour enflammer les foules, les reprises de ses anciens tubes, ceux de l'âge d'or de New Order, se succèdent assez rapidement : Blue Monday, Temptation, Bizarre love triangle,  Age of consent, etc. Autant de chansons qui, à l'instar de leur charismatique chanteur, n'ont (presque) pas pris une ride. La magie opère, et le déhanchement aussi.  Ces morceaux que nous connaissons par coeur nous apparaissent comme transfigurés. Quelle énergie et surtout, quel son! Souvent imité, jamais égalé. Les inventeurs de l'électro-pop, s'ils ont pris de la bouteille, peuvent toutefois se permettre de rivaliser avec leur prolifique descendance.

 

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